Pourquoi privilégier l’alimentation locale?

Le végétarisme, la diminution du gaspillage alimentaire, la consommation de produits biologiques; la liste est longue quand il s’agit de se nourrir dans l’optique de réduire son impact environnemental. Le concept de l’alimentation locale est souvent mis de l’avant. Pourquoi favoriser les produits locaux serait-il à la fois profitable pour la planète et pour notre santé ?

Plusieurs aspects sont à considérer en ce qui a trait à l’alimentation locale. Tout d’abord, le plus courant: acheter un aliment qui a été cultivé à proximité peut réduire énormément la quantité d’énergie nécessaire pour le faire parvenir dans son assiette. Je m’explique. Si le produit en question est cultivé dans un champ québécois, il va de soi que le temps de transport requis et la distance parcourue pour le disposer sur les tablettes dans une épicerie près de chez soi sont moindres que ceux associés à un aliment importé de l’autre bout du monde. Du coup, les gaz à effet de serre (GES) émis par ce moyen de transport peuvent s’en trouver nettement réduits. Toutefois, il faut se méfier, puisqu’il n’en est pas toujours ainsi; l’impact environnemental dépend à la fois de la distance parcourue, du moyen de transport employé (camion, bateau, avion), de la quantité d’aliments transportés par voyage, de la méthode utilisée pour produire l’aliment et de l’ensemble des étapes qui suivent pour mettre le produit sur le marché. Il faut donc porter attention à tous ces facteurs lors de l’achat et être conscient qu’il n’existe pas de règle universelle à suivre pour réduire son empreinte écologique via l’alimentation.

Cela étant dit, la réduction de la durée de transport peut compter d’autres bénéfices, dont plusieurs sont directement relatifs à la santé. Prenons l’exemple d’une fraise cultivée à Trois-Rivières. Étant donné qu’elle a eu un voyage assez bref, la quantité de micronutriments qu’elle contient est fort probablement plus grande que celle contenue dans une fraise importée d’une région lointaine des États-Unis. En effet, la valeur nutritive de la fraise est optimale dès qu’elle est cueillie: une fois qu’elle est détachée de son plant, ses propriétés nutritives commencent à décliner graduellement. La fraise provenant de nos voisins cultivateurs du Sud perd sans doute une partie de ses vitamines et minéraux par le temps qu’elle fasse son chemin jusqu’à notre assiette. Si elle en contient encore, c’est d’ailleurs probablement en raison de tous les pesticides dont elle est arrosée avant d’entreprendre son périple.

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Mis à part l’aspect écologique et les bienfaits pour la santé, il est important de mentionner que la consommation de produits de chez nous encourage l’économie locale ainsi que la création de nouveaux emplois. En ce qui me concerne, je trouve gratifiant le fait d’encourager les cultivateurs d’ici et de leur permettre d’exercer leur métier.

En investiguant sur le sujet, je suis d’ailleurs tombée sur quelques sites web qui permettent de rechercher des fruits et légumes cultivés au Québec, en fonction de la variété désirée, de la région, de la saison de l’année et même du producteur. Si jamais il vous prend une envie irrésistible de fruits frais du Québec, jetez-y un coup d’œil ! Qui sait, peut-être que votre corps et la planète vous en remercieront éventuellement.

 

Article d’Emma Teasdale

 

Références:
Équiterre. (2010-2011). Pourquoi manger local. Repéré à  http://www.equiterre.org/solution/pourquoi-manger-local

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