Le jeûne et ses bienfaits pour la santé

oh;aThérapie millénaire, le jeûne consiste à effectuer une restriction calorique complète durant une certaine période de temps. Présent dans beaucoup d’enseignements et de mouvements spirituels ainsi que dans un très grand nombre de médecines traditionnelles à travers le monde, il est utilisé pour ses vertus diététiques et thérapeutiques. En effet, une diète de plusieurs jours permettrait de régénérer l’organisme, d’améliorer son bien-être et de purifier le corps. Selon Dre Françoise Wilhelmi de Toledo, spécialiste du jeûne et auteure de L’Art de jeûner, le jeûne ne se réduit pas à l’arrêt de manger du jour au lendemain1. C’est plutôt une démarche sérieuse et réfléchie qui doit être planifiée, pratiquée à l’abri du stress et rythmée par des pauses, des activités physiques et des lectures1.

Qu’est-ce que c’est?

Le jeûne traditionnel consiste à s’abstenir de manger pendant des journées entières, contrairement au jeûne intermittent qui, lui, permet d’alterner des périodes de jeûne avec des moments d’alimentation, et ce, dans une même journée.

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Les bienfaits du jeûne

Différentes recherches ont démontré les vertus du jeûne, à un tel point qu’il est reconnu comme bénéfique pour la santé en 1980 en Russie2. Il semblerait qu’il y ait donc un intérêt à pratiquer cette abstinence de nourriture durant quelques jours afin d’activer le principal processus régulateur de l’organisme: l’homéostasie.

1. Le système digestif au repos

Il arrive souvent que notre alimentation soit déséquilibrée ou trop riche ; le jeûne permet donc au système digestif de se reposer. En effet, manger constamment au cours de la journée requiert énormément d’énergie à notre corps pour effectuer la digestion. Grâce au jeûne, le foie et les parois de l’intestin se régénèrent, le pancréas et l’estomac sont mis au repos et la flore intestinale se rééquilibre1,3. Ainsi, le jeûne permet au corps d’être en « mode nettoyage » puisqu’il favorise l’élimination de toutes les toxines de l’organisme.

2. La lutte contre les maladies cardiovasculaires et le cancer

L’excès de poids augmente le risque de développer une maladie cardiovasculaire. Le jeûne permet au taux d’insuline et au taux de sucre de diminuer dans l’organisme. Les graisses stockées sont donc mobilisées, permettant aux réserves excédentaires de se vider. En effet, durant le jeûne, l’organisme puise dans ses réserves de graisses pour y trouver de l’énergie en l’absence de glucose. De ce fait, des corps cétoniques provenant des acides gras sont libérés dans le sang et utilisés par le cerveau. Chez la souris, des travaux ont démontré que le jeûne intermittent améliorerait les fonctions cognitives et atténuerait le vieillissement du cerveau en protégeant la mémoire et les fonctions d’apprentissage4. Enfin, le protocole de prévention active contre le cancer du célèbre Dr André Gernez affirme qu’une phase de restriction alimentaire des sucres, du sel et des matières grasses d’origine animale amenant l’organisme en acidose, et ce pendant 20 à 30 jours, permettrait de prévenir le cancer en privant les tumeurs de nourriture5. Ainsi, les tumeurs cancéreuses ne pourront pas se développer.

mcv3. La perte de poids

Une étude a démontré avec le jeûne que des adultes en surpoids avec un asthme modéré ont consommé 20% de leurs apports caloriques certains jours, en alternance avec des journées où ils mangeaient normalement. Ainsi, les participants ont perdu 8% de leur poids initial en 8 semaines. De plus, les marqueurs de stress oxydatif et d’inflammation avaient diminué et les symptômes liés à l’asthme se sont améliorés6. Le jeûne serait donc en mesure de réduire le stress oxydatif subi par l’organisme. C’est aussi un très bon moyen de réguler son poids en éliminant les graisses excédentaires : en jeûnant, l’organisme n’apporte plus suffisamment de glucose au corps, qui se retrouve alors en état de stress et va puiser dans ses propres réserves de graisses pour obtenir l’énergie nécessaire6.

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Comment jeûner correctement

Facile à utiliser, cette pratique nécessite quelques précautions, étant donné qu’elle implique une privation alimentaire stricte. Afin de l’utiliser correctement, plusieurs conseils sont à suivre. Tout d’abord, une préparation mentale doit être mise en place en plus d’un temps de réflexion. Il faut également trouver un endroit propice au jeûne, soit un endroit calme, loin du stress et des perturbations. Vos activités doivent être agréables, ponctuées de marches, de pauses et de lecture1. De plus,  favorisez la consommation d’eau durant la journée et optez pour un jeûne progressif afin de ne pas brusquer votre organisme (une journée dans la semaine). Pour ce qui est de la durée, cela dépendra de votre volonté et de votre tolérance au jeûne, ainsi que de vos contraintes professionnelles et/ou familiales2,3. Enfin, maîtrisez la reprise alimentaire progressivement en mangeant lentement et en prenant le temps de bien mâcher vos aliments1. Il est préférable de consulter un nutritionniste avant de se lancer dans l’aventure.

Article de Médina Hicheur

 Références

  1. Wilhelmi De Toledo, F., (2015), L’Art de jeûner : manuel de jeûne thérapeutique Buchinger, Édition Jouvence, 160 p.
  2. Roussillon D., (2016). Les six vertus thérapeutiques du jeûne sur votre corps. Repéré à : https://www.nutreatif.com/jeune-vertus-therapeutiques/
  3. Ostermann O., (2015). Les bienfaits du jeûne. Repéré à : http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/les-bienfaits-du-jeune-200415-96232
  4. Collier R., (2013). Intermittent fasting: the science of going without. CMAJ : Canadian Medical Association Journal185(9), E363–E364
  5. Kaplar F., (2013). Le protocole de prévention active contre le cancer du Dr André Gernez. Repéré à : http://naturo-passion.com/le-protocole-de-prevention-active-contre-le-cancer-du-dr-andre-gernez/
  6. Johnson JB, Summer W, Cutler RG, Martin B, Hyun DH, Dixit VD, Pearson M, Nassar M, Telljohann R, Maudsley S, Carlson O, John S, Laub DR, Mattson MP, (2007). Alternate day calorie restriction improves clinical findings and reduces markers of oxidative stress and inflammation in overweight adults with moderate asthma. Free Radic Biol Med., Vol. 42, Issue 5, p. 665-6674

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