Le stress dans votre assiette

Performer à l’école, exceller au travail, avoir une saine alimentation, faire de l’activité physique, entretenir une vie sociale, gérer ses finances… Nombreuses sont les sources de stress qui font partie de notre quotidien. Tous ces éléments ont un impact sur notre santé mentale et physique, mais également sur notre alimentation!

 

Les multiples facettes du stress

Le stress est un déséquilibre du corps humain perçu comme étant menaçant pour l’individu. Certaines conditions psychologiques peuvent être en cause (sentiment de perte de contrôle, nouveauté, imprévisibilité, etc.), tout comme certaines conditions physiques perturbant l’équilibre physiologique et rendant ainsi l’individu plus vulnérable au stress (consommation de drogue ou d’alcool, exercices intensifs).

On peut distinguer deux types de stress :

  • Stress aigu: survient lors d’un moment précis (ex. : accident de voiture, présentation orale, etc.) et peut avoir un effet positif en nous préparant à affronter la situation.
  • Stress chronique: correspond à un stress fréquent que l’on ne parvient pas à gérer efficacement (ex. : situation financière précaire, problèmes persistants au travail ou à l’école, etc.).

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Incapable de manger, ou envie de tout dévorer?

Le stress peut avoir un effet très variable sur l’appétit d’une personne à l’autre, et ce phénomène est encore aujourd’hui difficilement expliqué. Certains vont perdre l’appétit, alors que d’autres vont plutôt avoir un appétit important, parfois même incontrôlable.

La perte d’appétit pourrait être expliquée par le fait qu’en cas de stress, particulièrement lors d’un stress aigu, le corps déclenche une série de réactions pour nous aider à combattre ou à fuir. Les hormones sécrétées, comme l’adrénaline, entraînent une augmentation du rythme cardiaque et respiratoire, et font en sorte que l’afflux sanguin est dirigé vers les organes essentiels pour réagir au stress (ex. : muscles) au détriment de ceux qui ne le sont pas (ex. : système digestif).

Le gain d’appétit pourrait quant à lui être expliqué par le phénomène d’aliment « réconfort ». En cas de stress, les fringales sont fréquemment dirigées vers des aliments riches en sucre et/ou en gras. Ces aliments entraînent un relâchement d’endorphines, qui confèrent un sentiment de bien-être de courte durée. Il faut cependant être conscient que le risque de consommer ce type d’aliment en situation de stress devienne une habitude est bel et bien présent. Consommer des aliments pour combler un besoin psychologique plutôt qu’un besoin physiologique peut rendre difficile la distinction des signaux de faim et de satiété. Un débalancement énergétique et un gain de poids sont alors plus susceptibles de se produire.

L’intensité du stress vécu pourrait aussi venir jouer un rôle sur la prise alimentaire. Un stress léger entraîne la sécrétion de dopamine, un neurotransmetteur agissant sur le centre de la faim. La vitesse frénétique à laquelle on dévore un sac de maïs soufflé lorsqu’on regarde un film d’action ou d’horreur en est un bon exemple. Un stress majeur entraîne quant à lui la sécrétion de sérotonine, un neurotransmetteur agissant sur le centre de la satiété, ce qui aurait plutôt tendance à nous couper l’appétit.

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Trucs et astuces pour survivre aux périodes de stress

Le tube digestif n’est pas à l’abri des effets du stress, qui peuvent entraîner de nombreux inconforts à ce niveau. Voici donc quelques trucs pour tenter de pallier à la situation :

  • Reflux: éviter les irritants (café, thé, alcool, aliments épicés ou acides).
  • Constipation: s’hydrater et faire de l’activité physique (bien que normalement recommandées dans un tel cas, les fibres pourraient avoir un effet de lourdeur en situation de stress).
  • Gaz: éviter les aliments gazogènes (ex. : choux, légumineuses, boissons gazeuses, etc.).
  • Diarrhée: s’hydrater et manger des produits contenant des fibres solubles (psyllium, pectine, avoine). Ces dernières permettent de former un gel dans le tube digestif et de rendre les selles plus consistantes.

Bien qu’une alimentation régulière et de qualité, une hydratation optimale, une limitation des produits contenant de la caféine et de l’alcool, ainsi que l’activité physique sont des éléments permettant de réduire notre vulnérabilité au stress, la meilleure solution reste encore à ce jour de… bien gérer son stress!

 

Article de Joanie Rathé

 

Références
  1. Anorexie et boulimie Québec. (s. d.). Le lien entre l’alimentation et l’humeur. Repéré à https://anebquebec.com/troubles-alimentaires/lien-entre-alimentation-et-humeur
  2. (2012). Le stress a-t-il une influence sur votre assiette?. Repéré à http://www.extenso.org/article/le-stress-a-t-il-une-influence-sur-votre-assiette/
  3. Institut universitaire en santé mentale Douglas. (2014). Stress : causes et conséquences. Repéré à http://www.douglas.qc.ca/info/stress
  4. LEMIEUX, Simone. (2016). Quand le stress tient la fourchette. Repéré à http://www.contact.ulaval.ca/article_blogue/quand-le-stress-tient-la-fourchette/
  5. MAILHOT, Geneviève. (2018). NUT2032 : régulation de l’apport alimentaire [Présentation PowerPoint]. Repéré dans l’environnement StudiUM : https://studium.umontreal.ca/

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